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Jean Contrucci est né à Marseille en 1939, journaliste depuis 1966, successivement à PROVENCE-MAGAZINE (1966-1972), au SOIR (1973-1981) et au journal LE PROVENÇAL jusqu’en 1997.
Correspondant du journal Le MONDE à Marseille, durant vingt ans (1975-1995).
Chroniqueur littéraire du journal La Provence de 1997 à 2008.
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Jean Contrucci lors d’une séance de signatures à la fête du Plateau, cours Julien, Marseille en 2008
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Les étapes d’une légende
1939 (juin) Naissance à Marseille dans la chambre parentale (deuxième étage) de l’immeuble « trois fenêtres marseillais » à l’angle du boulevard Baille et de la rue Crillon, où il a été conçu par une infirmière de l’Assistance publique assistée par un fonctionnaire municipal. Adolf Hitler décide d’envahir la France. Il n’a jamais été possible d’établir une corrélation directe entre les deux événements.
1944 (août) Libération de la France par les troupes alliées et de Marseille par l’armée d’Afrique, aux cris de « les Arabes avec nous ! » poussés par les Marseillais reconnaissants. L’usage s’en est un peu perdu de nos jours. Premier chewing-gum offert par un GI’s ivre mort qui l’a pris pour un distributeur de Coca Cola et la poche de sa chemisette pour la fente de l’appareil distributeur. Mâchée durant vingt-quatre heures, la friandise est ensuite – selon l’usage du temps, confiée au meilleur ami, après avoir été passée sous l’eau d’une fontaine publique alors pourvoyeuse à coup sûr de fièvre typhoïde. Cet acte inconsidéré est resté sans conséquences fâcheuses jusqu’à ce jour.
1944 (septembre) Rentrée des classes en maternelle. Premier et intarissable chagrin d’amour. (Ce ne sera pas le dernier, mais on s’habitue.) Le héros n’a pas su choisir entre Lucie et Nénette, soeurs jumelles, toutes deux pareillement aimées.
1945 Vocation fulgurante pour la fonction de conducteur de tramways électriques à cause de la noblesse de geste du wattman maniant sa belle manivelle de cuivre doré.
1945-1960 Etudes diverses et diversement appréciées devant permettre au héros de s’occuper, en attendant l’âge requis pour entrer à la Régie des Tramways de Marseille.
1961 Les tramways sont supprimés. Ils gênaient la prolifération des autos. Deuxième chagrin d’amour. Pour oublier, le héros entreprend des études supérieures de Lettres, chose la plus inutile qui puisse encombrer une vie, sauf si on veut devenir à son tour professeur de Lettres ou si on traîne pour échapper à la guerre d’Algérie. C’est la seconde raison qui le pousse à ne passer ses certificats de licence qu’au compte-gouttes, afin ne pas avoir fini avant la « paix des Braves » proposée par De Gaulle au GPRA.
1962 Mission accomplie. Les accords d’Evian dispensent le héros d’achever son existence jusque-là sans drames (ça viendra) avec ses propres testicules dans la bouche sur un piton du massif des Aurès (Kabylie).
1967-1997 Journaliste de presse écrite régionale, voire nationale (cf. ci-dessus). Devient en outre (et par hasard) critique littéraire, poste vacant en permanence dans les rédactions, la majeure partie des confrères ne lisant que les grosses lettres en suivant avec le doigt, ou les livres avec des images.
1997-2000 et des poussières… (Tu es poussière… etc.) Retraité actif, journaliste honoraire, amateur de whiskies de malt et romancier populaire à ses heures. Entre-temps, pour montrer qu’il peut écrire autre chose que des brèves sur la vie municipale ou les inaugurations de centres sociaux, aura commis divers ouvrages de fiction ou d’Histoire, qui lui valent de la part de ceux qui n’y connaissent rien, le nom un peu trop large pour lui d’écrivain. Depuis 2006, on réinstalle un réseau de tramways électriques à Marseille ! Pour enrayer la prolifération des autos. N’est pas intéressé, car ils n’ont plus de manivelle en cuivre.
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LA VENGEANCE DU ROI-SOLEIL Un roman de cape et d’épée sur fond historique de « La Fronde Marseillaise »
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Marseille défie Louis XIV !
Alors qu’elle était restée sage comme une image durant la Fronde (1648) contre la régence d’Anne d’Autriche et le ministère de Mazarin, la bouillante Marseille prend feu dix ans plus tard contre le jeune Louis XIV. De juin 1659 à mars 1660, sous prétexte de refuser les consuls que veut lui imposer le roi, une partie de la noblesse qui tient la cité, bafouant l’autorité du duc de Mercoeur, gouverneur de Provence, suscite une révolte populaire. Sous la conduite du bouillant Gaspard de Glandevès, le peuple de Marseille s’empare de la Maison commune et en chasse les partisans de la famille de Vento, mis en place par le pouvoir royal. Une série d’émeutes sanglantes fera des centaines de morts. Marseille-la Rebelle vient une fois de plus de marquer son désir d’indépendance et sa prétention à ne recevoir d’ordres de personne. Soucieux de ne pas voir le grand port, pièce maîtresse de sa politique en Méditerranée, réclamer son indépendance, Mazarin, après avoir mis fin à la guerre avec l’Espagne par le traité des Pyrénées et le mariage de son filleul le roi de France avec l’infante, décide le monarque à venir sur place punir la ville qui le défie. Arrivé tel Jupiter tonnant, à la tête des 6000 soldats du duc de Mercoeur qui occupent la ville comme une place forte ennemie, Louis XIV refuse les clefs d’or qu’on lui présente et - pour bien marquer qu’ici aussi « l’État c’est lui » - le monarque se conduit comme un prince qui viole une fille du peuple se refusant à lui : c’est par une brèche largement ouverte par ses sapeurs dans le rempart qu’il entre dans la cité vaincue où les condamnations pleuvent sur les meneurs. Louis XIV conclut la Fronde Marseillaise par une sévère reprise en main. Il remplace les consuls par des échevins, plus soucieux de leurs affaires que de politique, et ordonne la construction de la citadelle Saint-Nicolas dont les canons tiendront désormais la ville et le port en joue "de peur que la fidèle Marseille, trop souvent en proie aux criminelles agitations de quelques séditieux, ne perdit enfin la ville et le royaume, ou, par la fougue des plus hardis, ou par une trop grande passion de la liberté".
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Sur le substrat historique de la « Fronde marseillaise », dont j’ai suivi au plus près les péripéties, j’ai bâti un roman de cape et d’épée « à l’ancienne » dans la tradition du genre, avec complots, enlèvements, trahisons, duels, chevauchées, et, bien entendu, amours contrariées. Venu assister au départ de la galère que commande son frère, le jeune chevalier Guillaume de Montmirail, par amour pour la belle Constance d’Orseul, enlevée durant les troubles par des brigands à la solde d’un grand seigneur dévoyé, se trouve par hasard pris dans le tourbillon des événements qui bouleversent Marseille. Lancé à la poursuite de sa belle, il prendra le parti des insurgés jusqu’à ce que le Destin consente - au terme d’une poursuite échevelée qui le conduira à travers la Provence et le Dauphiné jusqu’à Lyon - où séjourne la Cour, à réunir enfin les amants séparés par l’Histoire.
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MARSEILLE CULTURE[S]
avec Gilles ROF (HC éditions)
410 pages, 3 kilos 200, c’est un ouvrage imposant par sa forme et son contenu, conçu comme un hommage à la création et aux créateurs marseillais. Dépassant l’événementiel et les circonstances, il entend offrir un panorama du bouillonnement artistique d’une ville qui n’a pas attendu qu’on la labellise pour se comporter comme une capitale culturelle. On y rencontre les peintres, sculpteurs, musiciens, chorégraphes, dramaturges, metteurs en scène, cinéastes, écrivains, acteurs, chanteurs, poètes, photographes, architectes, designers d’hier et d’aujourd’hui, tous ceux que cette ville a inspirés ou fascinés. Loin du pensum culturel réservé aux seuls spécialistes, ou d’un fastidieux catalogue, c’est un livre qui va - grâce à l’apport et aux témoignages de personnalités culturelles et aux entretiens accordés par les experts et d’acteurs de l’action culturelle propre à Marseille - à la rencontre d’une création vivante et foisonnante qui reflète la vitalité même de cette cité non-pareille.
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En hommage au sacrifice de trois héros des services secrets
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8, rue Mérentié À la mémoire d’Eliane-Sophie Plewman Marseille 9 décembre 1917 – Dachau 13 septembre 1944 Un récit historique sur un réseau anglais dans la Résistance française à Marseille en 1943-1944 Un texte de Jean Contrucci Avec la collaboration de Jacques Virbel
Durant sept mois, de septembre 1943 à mars 1944, le réseau Monk, appartenant aux services secrets anglais, s’est installé à Marseille au n° 8, de la rue Mérentié dans le 5è arrondissement, pour aider la résistance française à mener à bien des actions de sabotages et des attentats contre l’occupant allemand. C’est là que - trahis par un Français appartenant à la Gestapo – Charles Skepper, Arthur Steele et une jeune femme, Eliane Plewman, née à Marseille, rue Paradis, dans une famille anglaise, furent arrêtés, torturés, déportés puis assassinés dans un camp de concentration. Aucun d’eux n’avait parlé, sauvant ainsi leurs camarades français. C’est l’histoire de leur engagement et de leur sacrifice qui est racontée ici, afin que soit conservée la mémoire de ces héros de l’ombre morts pour nous rendre la liberté. Pour le télécharger cliquez ici
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LES NOUVEAUX MYSTERES DE MARSEILLE Si vous avez manqué un épisode de la série ( Clic sur une image )
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